27.01.2007
"Pars vite et reviens tard" de Régis Wargnier
Le cinéma français malade de la peste ?
Le Serpent et Truands nous en disaient déjà long sur l’état de délabrement du cinéma français de genre. C’est avec effarement que nous avons découvert Pars vite et reviens tard, la dernière oeuvre de Régis Wargnier, atteinte des mêmes symptômes.
Tiré du roman intelligent et percutant de Fred Vargas, le film n’en possède aucune des subtilités. Une adaptation bavarde et molle. Une mise en scène teintée d’absence. Aucun point de vue. Des effets stylistiques grossiers. Un travail sur le cadre inexistant lui aussi. Une bande originale putride. Une direction d’acteurs indigeste. José Garcia s’embourbe. Lucas Belvaux se noie. Rien, absolument rien ne paraît crédible. Ce qui a déjà été vu a hélas déjà été digéré aussi. Tout juste si Le Belphégor de Jean-Paul Salomé ne fait pas une apparition. Rance. Nauséabond. Les mots manquent. Même celui de navet semble indulgent. De qui Wargnier se moque-t-il ? A l’image des puces qui déciment les victimes les unes après les autres dans le film, le cinéma français de genre procure en ce début d’année 2007 des démangeaisons violentes, suivies d’effets secondaires indésirables : bâillements, picotements, bougeotte, ricanements nerveux. La réaction est brutale et sans appel. Aucun traitement pour le moment. La tentation de se jeter dans le McDo le plus proche est inévitable. Hélas, la thérapie Big Mac n’a rien donné non plus. Tristesse. Tristesse. Tristesse.
3 chroniqueurs énervés et masqués
01:15 Publié dans Instant critique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : critique, cinéma, Vargas, Wargnier, Garcia














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